Marché du requin en France et Europe

Notre enquête consommateur

  • Enquête sur le marché des produits issus du requin en France

Préambule

Selon les données de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la France exporte 12 938 tonnes de viande de requin (14e rang mondial) et en importe 35 286 tonnes (7e rang mondial). On retrouve cette viande sur les étals, dans les restaurants et cantines, et dans des produits alimentaires. La France importe en outre 4 167 tonnes de produits dérivés de requin (3e rang mondial) : huile de foie de requin (squalane ou squalène) et pilules de cartilage notamment.

 

Souhaitant fournir des clés de compréhension plus précises que celles actuellement disponibles, l’équipe de Shark Citizen (composant Shark Angels France jusqu’en décembre 2013) a entrepris en 2012 une enquête au sujet du marché des produits contenant du requin. Car pour que chacun puisse adapter sa consommation librement et utilement, il nous paraît essentiel de dresser un portrait du commerce du requin en France.

 

Pour ce faire, nous avons d’abord mis en place le « Code RED » : un outil en ligne qui permet à chacun de nous signaler toute présence de requin ou de produits à base de requin dans le commerce. Nous avons également conçu et mis à disposition des tracts citoyens permettant à chacun d’engager un dialogue avec les commerces distribuant ces produits. En 2012, le système « Code RED » a donné lieu au retrait des steaks de requin des 280 restaurants Poivre Rouge du groupe Les Mousquetaires (ces steaks proposés sous l’appellation « peau bleue » étaient surgelés et importés, et il était impossible de vérifier la véracité de l’information fournie sur l’espèce, ou d’en connaître la provenance).

 

Le code RED a également permis de constater que la présence de requin en filets ou en darnes sur les étals des grandes surfaces semble augmenter. Tandis que la présence de plats à base de requin dans les restaurants français semble quant à elle plus marginale.

 

Pour aller plus loin, l’association a ensuite entrepris d’approfondir ses recherches relatives au marché français de la chair, des ailerons et autres produits dérivés tels que le squalène et le cartilage, qui représentent la part immergée, c’est-à-dire principale, de l’iceberg. En dépit du fait que la France figure sans discontinuer depuis vingt ans dans le top 20 des pays exploitant le requin, les informations disponibles quant à ce(s) marché(s) – Eurostat, douanes, France Agrimer, FAO… – ne sont pas assez précises et ne permettent pas de se faire une idée objective de la situation. Il semble qu’à l’heure actuelle, aucune institution ne se soit réellement penchée sur la question, du moins pas de manière globale, en prenant en compte ses différentes facettes et ses multiples impacts. Les acteurs qui entrent en jeu sont pour la plupart dans l’ombre. C’est donc une sorte d’« étude de marché » doublée d’une enquête discrète que nous avons dû réaliser afin de reconstituer le puzzle.

 

Nous avons recensé les produits disponibles en France ou transitant sur le marché français, via le net ou via contact direct avec les distributeurs ; nous avons identifié les acteurs des circuits de vente français, que nous avons interrogés ; nous avons cartographié le cheminement et étudié le processus de vente des produits concernés ; nous avons défini les zones géographiques principalement concernées aux niveaux français et européen.

 

La synthèse proposée ci-après présente les résultats de ce travail de 8 mois, première enquête menée par les bénévoles de l’association. Au fil de cette enquête nous avons découvert de nouveaux produits et collecté de nombreuses informations ; cette synthèse n’est donc pas, comme son nom l’indique, exhaustive. À l’instar de la plupart des marchés, celui des produits à base de requin est en évolution permanente : les réseaux et filières, les acteurs et intermédiaires changent constamment. En outre il se révèle particulièrement opaque, en particulier concernant les produits dérivés et les substances importées.

La première partie de cette synthèse s’intéresse à la production française de chair de requin et à ses réseaux de distribution.

©GECKO

©GECKO

 

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SharkCitizen_ enquête commerce 2014

La seconde partie, plus conséquente, présente les résultats de l’enquête réalisée plus spécifiquement sur les produits pharmaceutiques, cosmétiques et nutraceutiques (compléments alimentaires) qui utilisent l’huile et le cartilage de requins. Vous y trouverez également le catalogue des produits recensés. Nous concluons en proposant des pistes d’action.

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