Stop Squalène

Rappelons que chaque année, des centaines de milliers de tonnes de requins sont pêchés pour leurs ailerons, leur peau, leurs dents, un peu moins pour leur viande dont la valeur sur le marché n'est pas (encore) aussi élevée, mais aussi pour leurs foies desquels on extrait le squalène. Dans certaines régions, les requins sont même pêchés majoritairement pour cette raison, comme par exemple en Méditerranée.
Le squalène est présent en grande quantité dans le foie des requins (d'où son nom), en quantité plus faible dans l'huile d'olives (entre 0,1 et 0,7%) et dans certaines céréales. Le squalène commercialisé provient majoritairement du foie des requins. Il entre dans la composition de cosmétiques, mais également de compléments alimentaires et de certains vaccins (très controversés d'ailleurs) !

Cosmétiques

  • Le squalène est utilisé dans les crèmes hydratantes. "Squalane" est le nom le plus souvent utilisé, il s'agit de la forme "saturée hydrogénée" du squalène. On utilise le squalane car sa moindre propension à l'oxydation en fait une substance mieux adaptée aux crèmes de beauté.

Compléments alimentaires

  • On trouve du squalène en gélules. Celui-ci a une tendance forte à se développer sur les marchés, en raison des supposés bienfaits sur la santé. Rappelons que le foie des poissons, et en particulier celui des grands prédateurs tels que les requins, contient souvent des toxines dangereuses pour la santé humaine, en particulier celle des enfants et des femmes enceintes ou en âge de procréer.

Vive le squalène… dans les olives !

Il est arrivé ces dernières années que des consommateurs réussissent à faire remplacer le squalène de foie de requin par du squalène provenant d’olives, après de longs échanges avec les laboratoires concernés.

Comme vous le savez sûrement déjà, chacun est invité à agir à nos côtés. Les enquêtes de consommateurs sont les vôtres ! Après avoir rempli ce formulaire pour lequel il vous aura fallu faire une part importante du travail de recherche, vous nous passerez la main. Nous contacterons alors le laboratoire afin de vérifier qu’il s’agit bien de squalène de requin, et leur proposerons de le remplacer par du squalène issu d’huile d’olive. Vous serez tenus informés des avancées et des résultats obtenus.

Si la substance est bien issue de foies de requins et si le laboratoire rechigne à la remplacer par un substitut moins destructeur et nocif, nous passerons à l’offensive en sollicitant médias et associations de consommateurs.

Les laboratoires dépensent chaque année des milliers d’euros pour pister les avis des consommateurs sur le web, à grand renfort d’outils de veille, d’études stratégiques sur les réseaux sociaux, et d’analyse de e-réputation. Des sites comme Doctissimo, Que Choisir, ou encore 60 millions de consommateurs sont très consultés et ont un poids considérable. N’oublions pas Facebook et Twitter ! Encore une fois, n’hésitons pas à diffuser notre mécontentement sur ces plateformes et à pointer du doigt les laboratoires qui feraient passer la recherche du profit avant la planète et la santé publique.

 

 

En attendant, à vous de jouer !

Découvrez notre enquête sur le marché des produits dérivés et le catalogue des produits recensés en vous rendant sur la page « Enquête sur les circuits de vente« .

À lire également : « Le prix hideux de la beauté » sur www.bloomassociation.org

 

 

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