Requins et convention de Bonn

CMS, Convention de Bonn, Annexe I, Convention sur les espèces migratrices, Annexe II,…Késako ? Shark Citizen vous éclaire sur tout cela !

Pour commencer, lire la page Les organismes de protection en eaux européennes

La convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, en anglais Conservation of Migratory Species (CMS), ou encore convention de Bonn, n’est qu’une seule et même entité. C’est un traité international signé en 1979 visant à protéger les espèces animales migratrices.

Ce texte est entré en vigueur le 1er novembre 1983. La France y a adhéré en 1990.

 

Ce traité est découpé en deux annexes :

 

–        L’annexe I : contient la liste des espèces migratrices en danger. Ces espèces risquent l’extinction ou la disparition sur une aire importante ou la totalité de leur aire de répartition. La convention interdit tout prélèvement d’espèces inscrites sur cette annexe. Les États signataires se doivent donc de contrôler cela, il y a obligation de protéger strictement ces espèces.

 

–        L’annexe II : contient la liste des espèces migratrices dont l’état de conservation est défavorable. Lorsque l’étendue de l’aire de répartition de ces espèces est instable ou se réduit ; lorsque leurs habitats deviennent insuffisants, ou, lorsque leurs répartitions et leurs effectifs sont inférieurs à leur niveau historique (au dernier recensement favorable à l’espèce), l’état de conservation est considéré comme défavorable. Il faut, pour les espèces protégées par l’annexe II, mettre en œuvre des mesures visant le rétablissement de celles-ci. Ici, c’est à l’État de mettre en œuvre une protection, celle-ci peut être variée (quota, période de repos, aire protégée, etc.). Il n’y a pas d’obligation de protéger strictement ces espèces.

 

Pourquoi vous (re)parler de la convention de Bonn ?

Car, elle a fait parler d’elle récemment dans l’actualité concernant nos petits squales. Du 4 au 9 novembre 2014, s’est tenue la 11ème rencontre des parties de la convention. Celle-ci a été qualifié de particulièrement axée sur les requins. En effet, de nombreuses espèces étaient proposées et de nombreuses ont été acceptées en annexe II.

Historiquement, on retrouve 2 espèces de requins à l’annexe I. Le requin blanc Carcharodon carcharias et le requin pèlerin Cetorhinus maximus. Dans l’annexe II, on retrouve ces deux espèces,  mais également le requin baleine Rhincodon typus, le requin taupe commun Lamna nasus, le requin taupe bleue Isurus oxyrinchus, le petit requin taupe Isurus paucus et l’aiguillat commun Squalus acanthias (population de l’hémisphère nord seulement).

 

Suite à cette 11ème réunion, 21 espèces de raies et requins ont été acceptées. Parmi elles 6 espèces de requins ont été ajoutée à l’annexe II (aucune à l’annexe I). Trois espèces de requins renard, le requin renard commun Alopias vulpinus, le requin renard à gros yeux Alopias superciliosus et le requin renard pélagique Alopias pelagicus.  On y retrouve également désormais deux espèces de requins marteau, le grand requin marteau Sphyrna mokarran et le requin marteau halicorne Sphyrna lewini. Enfin, le requin soyeux Carcharhinus falciformis a lui aussi été ajouté à la liste.

Il reste dorénavant à mettre en place les mesures de protection pour ces espèces. C’est l’affaire des états, y compris la France, qui doivent désormais mettre en place les mesures de protections judicieuses dans leurs eaux territoriales, sans pour autant y être contraints.

BEIN Aymeric

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